Tu vois, c'est étrange. Je ne pense pas que tu m'aies jamais comprise. Je pense juste que tu te laissais aller. Tu regardais ce paysage, et tu me disais ce que tu avais sur le c½ur. Je me souviens parfaitement de cette soirée. C'était une de ces soirées pleines d'espoir. Je fumais paisiblement ma cigarette. J'aimais bien l'air ambiant, il ne faisait pas chaud, et étrangement, je n'avais pas froid non plus, malgré la légère brise du bord de mer. C'était la toute première fois où tu te livrais ainsi à moi. Tu me parlais de tes rêves, de tes rêves à deux. On a discuté ainsi longtemps. Et puis, on a admiré. Je me souviens comme si c'était hier de cette soirée. Cette soirée paisible. Tu ne comprenais pas mon choix, mon choix de départ. Tu as juste compris que j'avais besoin de changer d'atmosphère, de refaire ma vie. De toute reprendre à zéro. Sans oublier mes amis. Mais tu as compris l'essentiel, et n'est-ce pas le plus important ? Tu as compris que j'avais besoin de partir. Les raisons profondes de ce changement, je pense qu'on n'avait pas besoin de les exprimer.
Les premiers rayons du soleil sont apparus. Je me suis levée, sans un mot, et je suis partie. J'ai tourné le dos à cette longue et dure existence, pour partir d'un pas tranquille et léger vers la nouvelle. Je ne t'ai pas dis au revoir, parce qu'il n'y en avait pas. Ce n'était pas un "au revoir", c'était un "à bientôt"...
